Les enfants et la sophrologie à Orléans.

Quand la sophrologie s’invite dans les écoles…

Quelle chance de pouvoir à nouveau intervenir auprès des enfants de la ville d’Orléans, dans le cadre des Activités Ludo-Educatives. En comparaison aux années précédentes, la formule a un peu changé. Je retrouve mes groupes d’enfants les mercredis matins pour 2x 1h20 de sophrologie ludique*, et ceci pour 6 à 7 séances (les groupes changent à chaque période de vacances scolaires).
Je vous propose un retour sur cette première période, riche d’expériences sophrologiques pour ces jeunes !
(*La sophro-ludique reprend tous les grands principes de la sophrologie caycédienne mais sous forme de jeux, de façon à s’adapter au mieux à l’enfant.)

La respiration

L’art de respirer

Durant ces séances, les enfants ont pu expérimenter l’art de respirer. Tout d’abord, nous avons vu ou revu comment fonctionne la respiration et à quoi elle sert. Puis nous avons « appris » à respirer. « Mais on sait déjà respirer ! Pas besoin d’apprendre ! » me rétorqua un enfant ! C’est bien vrai, et heureusement ! Mais il s’agit là d’apprendre l’ « art de respirer » de manière adaptée en fonction des situations.
Voici quelques exercices que nous avons pu pratiquer ensemble.
Tout d’abord, je leur propose d’expérimenter le contrôle du souffle. Car si nous n’avons pas besoin de réfléchir pour respirer - le mécanisme étant automatique - nous pouvons cependant influer volontairement sur la manière dont nous respirons. Pour quoi faire ? En fonction de comment nous respirons, cela aura un impact direct sur notre corps et sur notre mental. Il est donc intéressant de savoir respirer de façon plus dynamique pour retrouver du tonus, ou au contraire de façon plus profonde pour trouver le calme et la tranquillité.

Pour prendre conscience que nous avons la capacité de contrôler notre souffle, je leur ai proposé l’exercice suivant. Assis autour d’une table, j’ai placé une boule de polystyrène au centre. Leur but était de s’envoyer la boule en soufflant délicatement dessus sans l’envoyait en dehors de la table ! Evidemment, futés et malins sont les enfants, et rapidement des stratagèmes ont émergés (notamment d’encercler la table de leurs bras, afin que la boule ne tombe pas) ! Cela ne les a pas empêché de faire l’expérience du contrôle de leur souffle. Leurs expirations sont devenues de plus en plus calmes, jusqu’à réussir plusieurs passes sans difficultés !

Lors d’une autre séance, ils ont pu prendre conscience de chacune de leurs inspirations et chacune de leurs expirations, grâce aux vagues de la respiration. Après quelques minutes, les yeux fermés, à écouter et ressentir sa respiration, chacun à dessiner sur une feuille les vagues montantes à l’inspire et les vagues descendantes à l’expire. J’ai étais stupéfaite par le calme et leur sérieux durant cet exercice. Une jeune m’a même demandé si elle pouvait tenter l’exercice les yeux fermés pour mieux percevoir sa respiration et ainsi mieux la dessiner. Chose qu’elle a parfaitement réalisé !

Le sophro-déplacement du Négatif

J’évacue tout ce qui m’encombre

Technique très prisée auprès des enfants, elle a encore fait l’unanimité. Il y a pleins de manières d’aborder le sophro-déplacement du négatif en sophro-ludique. Pour cette période, nous avons principalement expérimenté la feuille du négatif. Sur une feuille, chaque enfant y a écrit, noté, dessiné ou gribouillé tout ce qui l’encombrait à ce moment-là (tracas, disputes, douleurs, inquiétudes, stress…). Cette partie est tout à fait personnelle et individuelle afin que l’enfant puisse se libérer de vraiment tout ce qui l’encombre. A aucun moment je n’ai regardé ce qu’ils écrivaient sauf s’ils me sollicitaient. Puis ensemble, nous nous sommes levés et éparpillés dans la salle, si possible face à un mur. Nous avons soufflé profondément pour vider l’air ancien des poumons, puis nous avons pris une grande inspiration en froissant fort la feuille de manière à la réduire en boule, nous avons retenu quelques secondes notre respiration avant d’expirer fortement en balançant cette « boule du négatif » contre le mur ou contre le sol. Nous avons ensuite récupéré notre boule afin de réitérer cette expérience une 2e puis une 3e fois. Pour cette 3e et dernière fois, la boule n’a pas été projetée au mur mais jetée à la poubelle !

Les phénodescriptions...

…ou phénodessinées !

J’aborde très rapidement le concept de phénodescriptions avec les enfants puisqu’ils sont tout à fait réceptifs. Il faut parfois quelques phénodessinées à certains pour bien comprendre la consigne, mais la plupart du temps, je peux dire que les enfants sont bluffants ! Ils n’ont pas encore (ou pas entièrement) les barrières du mental en place et se laissent volontiers prêter au jeu de : « Dessine ou décrit comment c’est à l’intérieur de toi ».

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